MON PARCOURS

À dix ans, je suis amputée au-dessus du genou de ma jambe droite à la suite d’un cancer juvénile. Quelques années plus tard, je participe à trois Jeux paralympiques et deux Championnats du monde de ski handisports et finis multi médaillée.

Des études dans la musique conjointement au sport de haut niveau me forgent un mental d’acier, fait de volonté, de confiance en la vie et en les êtres humains. Je crois qu’un être humain qui va bien crée et agit. Moi, la création m’a toujours permis de me dépasser, de me révéler, de me réaliser. Très tôt, je prends les rênes de ma propre vie. 

Après deux ans de formation en sciences politiques, après la matu, je ressens le besoin de sortir des études. Le terrain m’attire plus que jamais.

Après une maturité artistique musique et des études de stylisme, je deviens créatrice de mode. En 1999, j’ouvre ma première boutique à Carouge, rue Vautier. Je devais partir en Italie pour continuer mon chemin dans la haute couture mais ma première fille arrive. On m’avait dit que je ne pourrais pas avoir d’enfants. Je m’arrête à deux. Je choisis Carouge comme point d’ancrage, cité sarde où le terreau d’artisans créateurs est fertile. D’abord rue Vautier puis rue Ancienne, où j’ouvre “Comme dans un rêve” en 2000, spécialisée dans la création puis la diffusion de robes de mariée, de robes de cocktail et de tenues sur-mesure. S’y ajoute “La Boîte à lingerie”, suite au Covid qui m’oblige à me diversifier.

Depuis plus de 26 ans, je suis entrepreneure. Je vis les défis économiques, créatifs et humains au quotidien. Je connais la réalité des commerçants, artisans, clients. À Carouge, l’envie de m’impliquer localement s’impose très vite. Je m’engage dans la vie associative, dans ma commune professionnelle, aux côtés des commerçants, artisans, acteurs culturels, sociaux, et acteurs essentiels du patrimoine local.

En 2011, après le départ soudain du président, je prends la présidence des Intérêts de Carouge, une association fondée en 1891 promouvant la vie et la sauvegarde du  commerce carougeois et contribuant à son développement harmonieux. Durant ma présidence, les Intérêts de Carouge participent au soutien du théâtre de Carouge, sollicitent l’instauration d’un PUS adapté à la ville, prennent part aux ateliers de l’OCEI sur le commerce de proximité et à l’avènement de la piétonisation de la rue St-Jo. Sur ce point, une démarche participative est organisée. Elle implique les différentes parties prenantes comme l’association des habitants du vieux Carouge et l'association Carouge à Venir (Acav) dont je suis la vice-présidente.

En 2015, le 17 novembre, nous organisons  avec la commune un grand débat public à la salle des fêtes sur le thème “Quel avenir pour Carouge et ses commerces ?”. Ce débat, modéré par Philippe Lugassy, réunit tous les acteurs de la commune. La participation est belle et les impacts, nombreux.

En 2014-2015, d’importants travaux impactent lourdement la vie locale. Un dialogue solide se crée et prend place avec les autorités ainsi que tous les maîtres d’ouvrages : SIG, TPG, Swisscom, Simond SA, la commune. De concert avec la commune, nous créons un fonds de soutien au commerce de proximité. 

Durant le Covid, 2020-2022, je représente le commerce de proximité aux séances hebdomadaires du DEE, d’abord de Madame Fontanet, puis de Madame Fischer, pendant presque deux années.

En 2022, je quitte la présidence après une douzaine d’années à la tête des Intérêts de Carouge et 6 ans en tant que vice-présidence. La Maire de Carouge me remet cette même année le Mérite Carougeois, qui distingue une personne ou une institution ayant contribué au rayonnement de la ville. Cette reconnaissance renforce mon goût pour l’engagement. 

Aujourd’hui, je suis candidate au Conseil d’État. Je défends ce que je connais le mieux : le terrain, la vie réelle, l’économie de proximité, la santé mentale, les liens humains et le patrimoine social, artisanal et commercial.
Affiche campagne Béatrice Berthet
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